500 Days of Summer peut se voir comme l'équivalent américain du français Jusqu'à toi: bande son agréable, acteurs charmants, légèreté teintée de questions existentielles (l'amour existe-il vraiment ou n'est-il que le produit combiné de notre imagination et des fantasmes nourris aux pop songs, films romantiques et autres?) et vrai plaisir de mise en scène. En ce sens, il est autant réussi que lui et fourmille d'idées toutes aussi originales que séduisantes. Ainsi, avec ses split screens hilarants (les attentes/la réalité est un must du genre!), son humour à foison (les mêmes scènes vues sous deux angles différents- amour versus haine), et son non-conformisme à tous les étages, le film s'éloigne des comédies sentimentales habituelles prévenant d'emblée le spectateur: ici, pas d'histoire d'amour, mais plutôt celle d'une rencontre, avec tout ce qu'elle comporte de magie, de malentendus et de maladresse.
Les retours dans le temps, ludiques et aériens, permettent une distanciation et un cynisme bienvenus: la fin d'une rupture annoncée comme un évident pied de nez aux productions mielleuses, le scénario prenant à l'inverse les schémas heureux coutumiers. Sauf qu'à l'instar du film de Jennifer Devoldere, 500 jours ensemble se fait hara kiri avant la fin: malgré les déceptions et les prises de conscience (l'amour ne se trouve jamais là où l'attend, là où l'on croit qu'il se trouve), Cupidon balance tout de même, in fine, ses flèches en plein coeur car destin il y a, amour aussi, bonheur encore, et tout le tintouin. Marc Webb a juste eu (et cela n'enlève rien au charme diffus de son oeuvre) la décence de ne pas nous le montrer.
Les retours dans le temps, ludiques et aériens, permettent une distanciation et un cynisme bienvenus: la fin d'une rupture annoncée comme un évident pied de nez aux productions mielleuses, le scénario prenant à l'inverse les schémas heureux coutumiers. Sauf qu'à l'instar du film de Jennifer Devoldere, 500 jours ensemble se fait hara kiri avant la fin: malgré les déceptions et les prises de conscience (l'amour ne se trouve jamais là où l'attend, là où l'on croit qu'il se trouve), Cupidon balance tout de même, in fine, ses flèches en plein coeur car destin il y a, amour aussi, bonheur encore, et tout le tintouin. Marc Webb a juste eu (et cela n'enlève rien au charme diffus de son oeuvre) la décence de ne pas nous le montrer.
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