Hormis l’exception à la règle 28 weeks later, les suites (surtout dans le domaine du film de genre) ne surpassent ni n’égalent jamais leurs modèles. C’est le cas ici avec cette médiocre resucée d’un des sommets horrifiques de la décennie, qui tente de prolonger les pistes offertes par son prédécesseur, avant de se vautrer lourdement aussi bien dans les contresens que dans les mares de sang (et d’excréments, si si). Comme si les scénaristes s’acharnaient dans cette redite à briser volontairement les règles d’or du premier à savoir : la tension basée sur les traumas tenaces de la claustrophobie et de l’enfermement + le délitement progressif des amitiés entre nanas, forcément vouées à l’échec, étouffées sous leurs strates de mensonges et de non-dits + le glissement progressif de l’humanité à la bestialité, le retour à l’instinct de survie comme seule possibilité d’échappatoire à la notion même de survival, en tant que genre cinématographique.
Ce cocktail est nié et zappé sans vergogne dans cette deuxième partie- grandement handicapée par des dialogues ridicules et des effets de surprises éventés- et tout s’acharne à aller dans la direction opposée : introduction de personnages masculins insipides qui pourrissent toutes les métaphores comportementales sur le groupe féminin (en tant que véritable personnage), une piteuse utilisation de l’espace et des grottes, et, enfin (cerise sur le gâteau) un sacrifice final qui va a contrario des considérations pessimistes de l’excellent premier volet. Cette suite demeure alors, dans son ensemble, franchement ennuyeuse, singeant le film de Neil Marshall comme un piètre disciple qui semble n’avoir rien pompé aux réflexions latentes de l’œuvre. Ce serait pardonnable si acteurs/effets spéciaux/mouvements de panique et situations étaient crédibles. Mais ce n’est jamais le cas.
Ce cocktail est nié et zappé sans vergogne dans cette deuxième partie- grandement handicapée par des dialogues ridicules et des effets de surprises éventés- et tout s’acharne à aller dans la direction opposée : introduction de personnages masculins insipides qui pourrissent toutes les métaphores comportementales sur le groupe féminin (en tant que véritable personnage), une piteuse utilisation de l’espace et des grottes, et, enfin (cerise sur le gâteau) un sacrifice final qui va a contrario des considérations pessimistes de l’excellent premier volet. Cette suite demeure alors, dans son ensemble, franchement ennuyeuse, singeant le film de Neil Marshall comme un piètre disciple qui semble n’avoir rien pompé aux réflexions latentes de l’œuvre. Ce serait pardonnable si acteurs/effets spéciaux/mouvements de panique et situations étaient crédibles. Mais ce n’est jamais le cas.
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire