EN SALLESHowl : The Times of Allen Ginsberg
EN SALLESLa Désintégration : paradise now
EN SALLESA part, peut-être, Madame Thatcher…
EN SALLESAnother Happy Day… vraiment ?
EN SALLES En secret: bluette engagée
AVANT-PREMIERETerritoire des loups : élégie féroce
AVANT-PREMIERELe choc Martha Marcy May Marlene
AVANT-PREMIEREAlbert Nobbs: Rodrigo Garcia féministe
AVANT-PREMIEREAngelina Jolie signe un film choc
AVANT-PREMIERE Daldry: l'enfance, le deuil et New-York
AVANT-PREMIEREMichelle est Marilyn
ZOOM DVDLe Stratège : petit mais costaud
A VENIR J-C, comme John Carter

7 févr. 2010

[ Critique ] SHERLOCK HOLMES de Guy Ritchie


On connaît la démesure de Ritchie, son goût prononcé pour les dosages survitaminés, et, sa tendance irritante à verser dans tous les sens une grotesque philosophie bon marché. S’il se calme un peu ici, aux manettes d’un film qui évoque, de par le mythe du héros, classe anglaise et retenue toute british, il ne transforme pourtant pas le projet en or, privilégiant l’entertainment superficiel à l’étude de caractère du duo littéraire. Pourtant, il disposait dans sa manche de deux atouts de taille: Downey Jr. et Jude Law, compères de choc et de charme qu’il noie sous une ambigüité sexuelle, mal exploitée et grossière, à coups de grosses allusions à peine dissimulées, qui brillent autant par trop de systématisme que d’anti subtilité.

A côté, l’intrigue survit à peine, maintenue hors de l’eau par des séquences d’action rythmées et efficaces, seuls moments potables d’une œuvre qui n’a pas grand-chose à dire. Il est vaguement question (quand même) de foi qui s’oppose à la science, et du combat entre raison et passion (voir fanatisme), mais la bataille que se livre Sherlock Holmes et Lord Blackwood ne transcende jamais véritablement le schéma binaire (primaire?) habituel du bien
versus le mal. Et si Ritchie impose sa patte sur l’œuvre de Conan Doyle, c’est seulement en y insufflant un peu de modernité et d’énergie dans les joutes verbales. Pour le reste, soit : reconstitution de l’époque et de la vie londonienne, observation minutieuse des relations entre protagonistes, et intérêt pour une intrigue policière à tiroirs, c’est- purement et simplement- un échec.


0 commentaires: