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2 févr. 2010

[ Critique ] WERE THE WORLD MINE de Tom Gustafson


Bon, on ne va pas se plaindre, un film gai sur les gays, ce n’est pas forcément coutume. Toujours affublé des pires maux et des plus gros traumas, le monde homo n’est jamais celui où il fait bon vivre. En renversant les idées reçues et les représentations habituelles, Tom Gustafson marque un point et offre à son délire- en plus du message pro tolérance coutumier- une certaine aura comique bienvenue, où l’expérience personnelle vaut toutes les leçons, et, où l’amour parvient à se frayer un chemin malgré tout. C’est mignon tout plein donc et suffisamment bourré de bonnes intentions pour convaincre…sur le papier. Car à l’image, ce n’est pas la même histoire.

Avec un budget riquiqui mal exploité et une tendance réductrice à s’adresser à un public d’initiés, le cinéaste bâcle un projet intéressant, qui mêlait avec drôlerie les idées de réel et de fiction, de création artistique et d’épanouissement personnel. Le film n’est jamais vraiment très sérieux, jamais vraiment hilarant, jamais vraiment féérique, kitsch ou engagé, et, finit par ressembler à un gloubi-boulga ésotérico-adolescent où tout part en vrille, ne misant que sur son quota sympathie pour séduire. Hélas, celui-ci (sacrément malmené par un manque de rythme évident et une propension à la mièvrerie assez peu crédible) ne sauve en rien l’œuvre de sa tiédeur.



1 commentaires:

Anonyme a dit…

Je trouve ta critique aussi réaliste que pertiente. Tu sais donner l'envie de voir, ou du moins de s'interesser au film tout en sachant à quoi on doit s'attendre.
Les mots sont vraiment bien choisis.

Très bonne continuation !

Ben