EN SALLESHowl : The Times of Allen Ginsberg
EN SALLESLa Désintégration : paradise now
EN SALLESA part, peut-être, Madame Thatcher…
EN SALLESAnother Happy Day… vraiment ?
EN SALLES En secret: bluette engagée
AVANT-PREMIERETerritoire des loups : élégie féroce
AVANT-PREMIERELe choc Martha Marcy May Marlene
AVANT-PREMIEREAlbert Nobbs: Rodrigo Garcia féministe
AVANT-PREMIEREAngelina Jolie signe un film choc
AVANT-PREMIERE Daldry: l'enfance, le deuil et New-York
AVANT-PREMIEREMichelle est Marilyn
ZOOM DVDLe Stratège : petit mais costaud
A VENIR J-C, comme John Carter

6 mars 2010

[ Critique ] DAYBREAKERS des Frères Spierig


Même si Daybreakers rappelle par certains aspects nombreux de ses prédécesseurs (le vampire à l’humanité entêtante nommé Edward, la quête d’un substitut de sang comme dans True Blood ou les tueries gores à la Blade), les Frères Spierig ne manquent pas d’idées. Peinture d’une société inversée où les vampires sont dépourvus d’humains pour se nourrir, le film s’impose comme un savant mélange entre action brutale et sanglante, et considérations plus profondes sur la nature humaine, l’homme comme prédateur, retourné à l’état sauvage, animaux en simple quête de nourriture, insatiables et cruels devant le manque.

Cela donne naissance à des séquences furieusement réjouissantes où se déverse l’imagination sadique des deux frangins (vampires à l’abattoir, vampires clodos transformés en monstres, combats absurdes qui soulignent la bêtise de tout affrontement, etc.). Sans tomber dans les écueils du genre (l’histoire d’amour attendue par exemple est justement mise de côté), le film parvient à installer une atmosphère suffisamment singulière pour séduire, entre métallique froid et pointes soudaines de chaleur humaine, bestialité primaire et douceur apparente.
Daybreakers demeure alors, d’un bout à l’autre, un divertissement correct, série B bien menée par des acteurs motivants. Rien de plus, mais c’est déjà ça.


0 commentaires: