EN SALLESHowl : The Times of Allen Ginsberg
EN SALLESLa Désintégration : paradise now
EN SALLESA part, peut-être, Madame Thatcher…
EN SALLESAnother Happy Day… vraiment ?
EN SALLES En secret: bluette engagée
AVANT-PREMIERETerritoire des loups : élégie féroce
AVANT-PREMIERELe choc Martha Marcy May Marlene
AVANT-PREMIEREAlbert Nobbs: Rodrigo Garcia féministe
AVANT-PREMIEREAngelina Jolie signe un film choc
AVANT-PREMIERE Daldry: l'enfance, le deuil et New-York
AVANT-PREMIEREMichelle est Marilyn
ZOOM DVDLe Stratège : petit mais costaud
A VENIR J-C, comme John Carter

14 mars 2010

[ Critique ] SANS LAISSER DE TRACES de Grégoire Vigneron


Pour son premier film, Grégoire Vigneron lorgne du côté du thriller social, et prend pour (anti) héros un golden boy aux dents longues, tiraillé entre ses envies de réussite et son impossible intégrité, son désir de gloire et sa culpabilité. Le personnage, interprété par un Magimel convaincant, est le point fort d’un film un peu faiblard, plus doué pour accabler ses personnages, pris dans un engrenage tout aussi ludique que terrifiant, que pour proposer- en filigrane- une relecture contemporaine de son sujet. Car il y avait pourtant matière à critiquer ce besoin de reconnaissance sociale, cette ambition démesurée qui écrase l’individu en quête de pouvoir.

Vigneron, au contraire, se perd dans des perspectives moindres, à savoir une inintéressante réflexion sur la chance (avec une
voix off irritante qui ouvre et clôt le film), amoindrie qui plus est par un regard un peu impersonnel sur la chose puisque le film rappelle très souvent d’autres œuvres plus maîtrisées (Le Couperet de Costa Gavras pour le contexte social, Le Serpent d’Eric Barbier pour la relation dominant/dominé avec l’ami d’enfance, véritable poison venu du passé). Hormis quelques séquences atmosphériques plutôt réussies, Sans laisser de traces n’offre donc rien de nouveau, enterrant son intrigue à la hâte, comme fatigué par avance d’insuffler une once de complexité. S’en suit un dénouement bâclé, facile et prévisible qui ne tire pas assez avantage de son immoralité latente.

0 commentaires: