EN SALLESAngelina Jolie signe un film choc
EN SALLESDevil Inside : l’arnaque de l’année
EN SALLESAlbert Nobbs: Rodrigo Garcia féministe
EN SALLESUnderworld 4 : renaissance d’une saga
EN SALLESHowl : The Times of Allen Ginsberg
EN SALLESLa Désintégration : paradise now
EN SALLESA part, peut-être, Madame Thatcher…
EN SALLES En secret: bluette engagée
AVANT-PREMIERETerritoire des loups : élégie féroce
AVANT-PREMIERELe choc Martha Marcy May Marlene
AVANT-PREMIERE Daldry: l'enfance, le deuil et New-York
AVANT-PREMIEREMichelle est Marilyn
A VENIR J-C, comme John Carter

31 déc. 2011

[ 15 films ] pour 2011

1) Black Swan de Darren Aronofsky (Etats-Unis)

" Erotisme morbide et vraie/fausse succube hallucinée forment un tout nouveau et traumatisant couple de cinéma, expression de l’étreinte irrésistible d’un film sadique, démentiel, supérieur- sorte d’autopsie viscérale d’une déchéance, en forme d’orgasme. "

2) Drive de Nicolas Winding Refn (Etats-Unis)

" Le cinéaste danois excelle à chaque plan, transforme chaque séquence en œuvre d’art, surprend d’un bout à l’autre, alternant démesure et intimisme, accélérations brutales et lenteur assumée. "

3) Shame de Steve McQueen (Angleterre)

"Le film est un véritable chef d’œuvre, sombre, pessimiste, cru et cruel, dont la brutalité et l’impudeur filent les larmes aux yeux. McQueen parle de solitude et de mépris de soi comme personne ; tranchant, dans le vif, les âmes, les veines, et les cœurs."

4) Animal Kingdom de David Michôd (Australie)

" C’est un premier film et on se croirait chez Scorcese. Epoque Mean Streets. Ou chez James Gray, avec qui Michôd partage cette fascination pour le clan, les liens du sang, le polar familial sauce tragédie grecque. "

5) Une séparation d’Asghar Farhadi (Iran)

" Une première lecture offre un beau drame humain, anxiogène, inattendu. Une seconde dévoile une profondeur sublime, désespérée, résignée mais optimiste : lutte des classes, place de la femme, poids des croyances sur la vie quotidienne. "

6) Putty Hill de Matthew Porterie (Etats-Unis)

" Putty Hill, c’est la quintessence du cinéma indépendant américain. De l’art brut, fascinant, qui ne ment pas. "

7) Polisse de Maïwenn (France)

" Sur un sujet casse-gueule où se côtoient des thématiques dont l’âpreté peut vite se muer en sordide (viols sur mineurs, pédophilie, toxicomanie, prostitution, etc.), elle édifie un chef d’œuvre, bien loin d’un pathos racoleur. "

8) La Permission de minuit de Delphine Gleize (France)

" D’une beauté rare, La Permission de minuit est un sommet de profondeur et de justesse, qui dit tout en peu de mots, qui étreint tout avec naturel, qui filme le quotidien à bonne distance, qui contemple non-dits, froide réalité et personnages travaillés. "

9) Voyez comme ils dansent de Claude Miller (France/Canada)

" Le cinéaste poétise le voyage, transformant ces cinq mille kilomètres ferroviaires- de Montréal à Vancouver- en fouille psychologique poseuse mais incroyablement belle, hantée par une mélancolie poisseuse et une atmosphère éthérée. "

10) This Must Be The Place de Paolo Sorrentino (Italie)

" L’introspection romantique, avec exacerbation du sentiment et du spleen, prend des allures de combat tranquille : lutte contre le port d’armes, contre la vanité américaine, et, choix du pacifisme face à l’esprit vengeur US. La synthèse de l’idéologie new wave, en quelque sorte. "

11) Les Bien-Aimés de Christophe Honoré (France)

" Au fur et à mesure que le temps défile, le film perd en futilité et impertinence ce qu’il gagne en noirceur et chagrin, transformant les villes en personnages à part entière, véritables forces d’impulsion sur des destins désordonnés. "

12) Poulet aux prunes de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud (France)

" Au-delà d’une histoire magnifique, contée avec tout autant de férocité que de douceur, Satrapi & Paronnaud font preuve, sur le plan formel, d’une inventivité jubilatoire et courageuse. Ellipses, sauts dans le temps, immersion du fantastique : ils installent un visuel singulier, piquant, profond. "

13) Le Complexe du castor de Jodie Foster (Etats-Unis)

" La dépression, et la famille. A sujets difficiles, œuvre atypique. Il ne fallait pas moins que la solide Jodie Foster, adepte de la thématique familiale et friande des personnages en marge, pour s’atteler à une tâche si peu simple et rendre crédible une histoire complètement dingue sur le papier. "

14) Hugo Cabret de Martin Scorcese (Etats-Unis)

" Un travail d’orfèvre, révolutionnaire parce qu’inédit, faisant la part belle à l’avant - mais sans nostalgie aucune, fougueusement ancré dans son temps. Soit un premier chef d’œuvre ultra moderne, qui fera date. "

15) La Solitude des Nombres Premiers de Saverio Costanzo (Italie)

" Costanzo fait des destins croisés d’Alice et Mattia, dont les traumas de l’enfance viendront hanter leurs cœurs d’adultes, de véritables films d’horreur, optant pour des choix presque radicaux dans la forme : avec, entre autres, de multiples références au giallo."

***

A retenir, aussi: Blue Valentine de Derek Cianfrance (USA), Attenberg d’Athina Rachel Tsangar (Grèce), A Dangerous method de David Cronenberg (Canada), Même la pluie de Icíar Bollaín (Espagne), Contagion de Steven Sonderborg (USA), Sucker Punch de Zack Snyder (USA), La Piel que habito de Pedro Almodovar (Espagne), Poupoupidou de Gérald Hustache-Mathieu (France), We need to talk about Kevin de Lynne Ramsay (USA), Somewhere de Sofia Coppola (USA), Beginners de Mike Mills (USA) Essential Killing de Jerzy Skolimowski (Pologne), L’Exercice de l’état de Pierre Schoeller (France), Super 8 de J.J Abrams (USA), Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 2 de David Yates (USA), Minuit à Paris de Woody Allen (USA), Lourdes de Jessica Hausner (France) et Incendies de Denis Villeneuve (Québec).

30 déc. 2011

[Critique] KILLING FIELDS de Ami Canaan Mann


Killing Fields a la couleur du cinéma de Mann (noir corbeau), les tics du cinéma de Mann (mise en scène tour à tour nerveuse et contemplative), et l’ambiance du cinéma de Mann (poisseuse et désespérée). Normal, Killing fields est signé Ami Canaan Mann, la fille de Michael (Heat, Miami Vice). Et ça se voit. Même manière de filmer, même goût pour des protagonistes torturés: l’héritage du paternel brûle la pellicule sans qu'une patte propre à la cinéaste ne s’y empreigne jamais. Pourtant, cela ne fait pas de son premier film, un mauvais film. Au contraire. Baigné dans l’atmosphère glauque d’une terre dévastée (Texas City), son voyage est dérangeant, âpre, violent. De l’enquête d’un duo de flics (Sam Worthington et Jeffrey Dean Morgan) sur le meurtre d’une fillette et les disparitions de jeunes filles, elle déroule une intrigue captivante, qui mise absolument tout sur la richesse esthétique offerte par le lieu, sauvage, sombre.

A la manière de Tavernier avec Dans la brume électrique, elle capte tout de ces bayous menaçants : l’Histoire d'un passé, que l’on devine douloureux, les figures fantômes qui gravitent autour, le pire de l’âme humaine qui s’y déploie- telles les ailes de ce vautour, hantant l'écran. Dans ses meilleurs instants, Killing Fields grave des instantanés de noirceur sur les rétines. Dans les pires, l’image écrase le propos et les protagonistes. Toutefois, impossible de ne pas voir dans cet essai opaque la promesse d’un bel avenir cinématographique. Vivement le deuxième.



[Critique] MALVEILLANCE (Mientras duermes) de Jaume Balagueró


Une année tout juste après Les Yeux de Julia de Guillem Morales, c’est au tour de Jaume Balagueró de nous offrir ce nouveau frisson espagnol de fin d’année. Son Mientras duermes (littéralement : pendant que tu dors), s’il reprend quasiment le pitch du récent La Locataire, a toutefois un arrière goût de méchanceté et de sadisme propre au réalisateur, friand des conclusions et trames chocs depuis La secte sans nom ou Darkness. Il y suit César (Luis Tosar), concierge barcelonais en apparence serviable, qui se nourrit – en cachette- du malheur des autres. Notamment de celui de la belle Clara, la plus heureuse de tous les habitants de l'immeuble. Le lieu, Balagueró ne le quitte jamais, axé exclusivement sur un personnage principal odieux et détestable, absolument à l’aise dans un registre anxiogène. L’occasion pour lui de disserter autour du thème du voyeurisme et de l’obsession, deux motifs récurrents chez Hitchcock, qu’il cite à foison.

Au cœur d’un thriller féroce, tension et suspense s’accrochent à quelques séquences éprouvantes, révélant le talent du cinéaste pour habiter un lieu, et en saisir tous les méandres (voir [REC].). Le spectateur, épousant le point de vue de l’horrible concierge, se retrouve ainsi lui-même en position de voyeur, judicieusement placé au centre d’un procédé intelligent qui (se) pose pas mal de (bonnes) questions : le genre horrifique n’est-il pas aussi une façon comme une autre de se délecter du malheur d’autrui ? Pourtant, malgré quelques éclairs de violence (la scène de la douche), Malveillance se perd dans un rythme quelque peu ronronnant et des effets répétitifs. Point noir : le scénario, sans cesse contrebalancé par des décalages musicaux et autres ruptures du ton comiques, n’assume pas son amoralité. On aurait aimé plus de jusqu’au-boutisme et moins d’amabilité, mais Balagueró reste sage.


29 déc. 2011

[ 50 ALBUMS pour 2011] - 1 à 10

1) AUSTRA - Feel it break
(Titre: The Villain)



2) CULTS - Cults
(Titre: You know what I mean)




3) ANNA CALVI - Anna Calvi
(Titre: First we kiss)



4) THE STROKES - Angles
(Titre: Under cover of darkness)



5) THE VACCINES - What did you expect from The Vaccines
(Titre: A lack of understanding)



6) DAVID LYNCH - Crazy Clown Time
(Titre: Pinky’s dream)



7) ARCTIC MONKEYS - Suck it and see
(Titre: She’s thunderstorms)



8) THE KILLS - Blood Pressures

(Titre: The Last Goodbye)



9) ACRYLICS - Lives and treasure
(Titre: Counting sheep)



10) THE DO - Both ways open jaws

(Titre: Too insistent)

28 déc. 2011

[Critique] LA DELICATESSE de David et Stéphane Foenkinos


On était sceptiques : période de Noël et de bons sentiments, adaptation d’un best seller sentimental par un apprenti cinéaste (et l’auteur du dit bouquin), duo Audrey Tautou/François Damiens mal assorti. De La Délicatesse-le film, on n’attendait pas grand-chose. Au final, sans parler de chef-d’œuvre, David et Stéphane Foenkinos nous ont concocté un film léger et sans outrance, qui navigue (délicatement) entre comédie dramatique et spleen ludique. Divisé en trois parties, on suit le personnage de Nathalie à trois stades de son existence amoureuse : la première demi-heure relate son coup de foudre parisien avec François (Pio Marmaï), l’homme parfait, futur père de ses enfants, la seconde frappe la jeune fille de plein fouet : mort subite du compagnon, deuil à faire. La troisième la voit se rapprocher de Markus, un collègue physiquement ingrat mais plein d’humour. Trois temps, trois mouvements. Et trois couleurs différentes (enthousiasme-chagrin-renaissance), toutes aussi charmantes.

Les frères Foenkinos ne prennent pas trop de risques (si ce n’est quelques transitions de montage bien senties), mais font preuve d’une telle sensibilité, parfois à la limite de la préciosité, que leur univers se révèle parfaitement crédible à l’écran. Doucement, lentement, les mots prennent vie, et les cinéastes construisent leurs personnages sans tomber dans l’écueil du trop littéraire, tirant le meilleur parti de leurs acteurs (Tautou, habitée ; Damiens, vraiment surprenant). Soignant également leurs seconds rôles (excellente Joséphine De Meaux en meilleure amie concernée), la ballade, au final, est d’un romantisme assez cruel, sorte de bonbon sucré aux relents acidulés que viennent ponctuer les mots et notes d’une Emilie Simon inspirée.



24 déc. 2011

[ 50 ALBUMS pour 2011 ] 11 à 20

11) CAT’S EYES - Cat’s eyes
(Titre: Not a friend)



12) CAMILLE - Ilo Veyou

(Titre: Wet boy)



13) SUUNS - Zeroes QC
(Titre: Up past the nursery)



14) FEIST / Metals
(Titre: Graveyard)



15) ARCHITECTURE IN HELSINKI - Moment bends
(Titre: B4 3D)



16) Portugal THE MAN - In the mountain in the cloud
(Titre: Head is a flame)



17) THE ELECTED - Bury me in my rings

(Titre: Look at me now)



18) THE HEAD AND THE HEART - The Head and the Heart
(Titre: Winter song)



19) LONEY DEAR - Hall Music

(Titre: D Major)



20) RADICAL FACE - The family tree the roots
(Titre: A pound of flesh)

21 déc. 2011

[Critique] HUGO CABRET (Hugo) – (3D) de Martin Scorcese


Lorsque Martin Scorcese a annoncé son intention de réaliser un film pour enfants en 3D, on y a vu l’expression d’un opportunisme moderne, le caprice d’un cinéaste de près de 70 ans pour goûter à une technologie en vogue. Pire : les premières images (d’un marketing foiré) annonçaient une œuvre de gosses, calibrée pour Noël, esprit Narnia, Potter et Cie. Vous aussi ? Rangez vos a priori au placard et courrez en salles. Hugo, c’est tout simplement le meilleur film réalisé en 3D jusqu’ici, un fantastique et vibrant hommage au 7ème art, captivant, ultra soigné, qui s’adresse aux grands enfants cinéphiles de ce monde. Avec son Hugo-titre (Asa Butterfield), Scorcese déclare sa flamme au cinéma, transformant le conte initial (un orphelin débrouillard veut à tout prix réparer un automate, seul souvenir qui lui reste de son défunt père) en folle évocation du destin de Méliès, le papa des effets spéciaux (interprété ici par le génial Ben Kingsley). Jamais la 3D n’aura aussi bien été mise au service du récit : du Paris des années 30 aux mille rouages et mécanismes des horloges dans lequel se cache Hugo, tout y est sublimé, utilisé à merveille pour illustrer une histoire passionnante sur le temps qui passe, les conséquences des avancées techniques sur l’art, le pouvoir de l’imagination.

On est partout (chez Dickens, Chaplin, Keaton), et nulle part à la fois, tant Hugo possède une patte singulière, sa propre réalité, celle d’un auteur amoureux fou des bobines et pellicules, d’un ciné à l’ancienne – qu’il restaure, par ailleurs, au travers de sa fondation (World Cinema Foundation). Le cinéma, pour Scorcese, c’est une invitation au rêve, des désirs insatiables, une aventure de chaque instant. La 3D, selon lui, si elle est utilisée judicieusement (comme ici), n’est pas une menace à ce royaume de fantasmes et de magie. Au contraire, elle permet de le hisser encore plus haut, jusqu’au sublime. Comme Méliès l’a fait en son temps. Sa lettre d’amour à l’art (qu’il soit cinéma, littérature, illustration) regorge de trésors, de beautés, de petits bonheurs éparpillés sur plus de deux heures fascinantes. Un travail d’orfèvre, révolutionnaire parce qu’inédit, faisant la part belle à l’avant - mais sans nostalgie aucune, fougueusement ancré dans son temps. Soit un premier chef d’œuvre ultra moderne, qui fera date.



[Critique] A DANGEROUS METHOD de David Cronenberg


Certains diront qu’il ne reste plus grand-chose aujourd'hui du Cronenberg d’antan, obsédé par l’étreinte sexe/mort, la métamorphose du corps, et le dégoût de la chair, si ce n’est une cérébralité exacerbée, tournée vers les rouages et dérives de l’âme humaine. Ce n’est pas tout à fait vrai. Dans cette logique, et ce lent basculement d’œuvres charnelles à d’autres plus académiques, s’inscrit son A Dangerous Method, duel épistolaire en images entre deux pontes de la psychanalyse: Carl Jung, interprété par Michael Fassbender, et Sigmund Freud (Viggo Mortensen, nouvel acteur fétiche du cinéaste depuis A History of Violence). Au milieu des deux figures historiques : la patiente Sabrina Spielrein, hystérique, masochiste, agitée. D’emblée, la séquence d’ouverture donne le ton: Keira Knightley s’y abandonne, aux confins de la folie, se tordant, grimaçant, hurlant- saisissante de justesse. Cronenberg réitère ses obsessions : rapport au corps problématique et haine de soi. L’atmosphère, elle, est aussi familière : troublante, clinique, faussement académique.

Car si tout y semble parfait (décors d’époque, reconstitution, rythme et mise en scène), l’apparence du parfait petit candidat propret aux Oscars, vole rapidement en éclats : Cronenberg teinte son scénario "psychologie pour les nuls", d’éclairs de violence érotiques et troublants, et recrache par petites touches puissantes (une scène de fessée, une séquence de dépucelage) les tourments intérieurs. Plus mature, plus sobre, plus classe, le cinéaste canadien abandonne sa folie furieuse provocante pour une insinuation du malaise davantage vicieuse. Il pourrait sombrer dans les travers de son cinéma (une propension au glauque notamment, et à la séquence-choc érigée en marque de fabrique), il n’en fait rien. En surface, son film reste propre. Au fond, il est malade, tordu, torturé. Et conséquemment, cent fois plus dérangeant.



20 déc. 2011

Les sorties cinéma de la semaine / Mercredi 21 décembre


Avant-dernière semaine de l’année, et a priori plus de grandes surprises cinématographiques en vue.

Ne négligez tout de même pas le dernier David Cronenberg, A Dangerous Method qui sous des allures académiques se révèle bien plus roublard et vicieux qu’il en a l’air.

C’est aussi une (nouvelle) bonne occasion d’admirer Michael Fassbender, l’une des immenses révélations masculines de l’année (avec Ryan Gosling).

De quoi ça parle ?

De la rivalité entre les psychanalystes Freud et Jung autour d’une jeune femme masochiste et hystérique.

C’est avec qui ?

Le grand Michael Fassbender, mais aussi un Viggo Mortensen qui manie plutôt bien le cigare, et une impressionnante Keira Knightley dont le numéro d’actrice vaut à lui-seul le détour.

Canada / 1H39 / VOIR LA BANDE ANNONCE
[ Lire la critique]


Grand succès littéraire de l’année, La Délicatesse de David Foenkinos est adapté ici pour le grand écran… par l’écrivain lui-même, et son frère Stéphane.

Les réalisateurs voulaient s’approcher du sytle de Truffaut, Tati ou Blake Edwards. A noter que pour composer la musique du film, ils ont fait appel à la géniale Emilie Simon.

De quoi ça parle ?

De Nathalie, qui après avoir perdu son mari, se rapproche d’un collègue pour le moins banal, provoquant l’incompréhension de tous.

C’est avec qui ?

Audrey Tautou, François Damiens, Bruno Todeschini.

France, 1H50, VOIR LA BANDE ANNONCE
[ Lire la critique]

Retour du finlandais Aki Kaurismäki avec Le Havre, sélectionné en Compétition Officielle lors du festival de Cannes 2011.

Le film a d'ailleurs été considéré comme le deuxième meilleur de la compétition (après Il était une fois en Anatolie) selon les critiques publiées sur Screen.

De quoi ça parle ?

De Marcel Marx, ex-écrivain et cireur de chaussures. De son combat pour un enfant immigré originaire d’Afrique noire, dans un Etat de droit occidental.

C’est avec qui ?

André Wilms, Kati Outinen, Jean-Pierre Darroussin.

Finlande, 1H33, VOIR LA BANDE ANNONCE.

Noël oblige, le film pour enfants de la semaine c’est Alvin et les Chipmunks 3 de Mike Mitchell dans lequel les écureuils entonneront moult tubes mainstream tels "Survivor" de Beyoncé Knowles, "S.O.S." de Rihanna, ou encore "Bad Romance" de Lady Gaga pour faire craquer les gamins … et leurs parents ?

De quoi ça parle ?

D’Alvin, Simon, Théodore et les Chipettes qui font les 400 coups sur un bateau de croisière.

C’est avec (les voix de) qui ?

Jason Lee, David Cross, Jenny Slate.

USA/ 1H30/ VOIR LA BANDE ANNONCE.

Le film le moins alléchant de l’année toute entière s’appelle Happy New Year ou comment le nouvel an se transforme en grande guimauve US, infecte de surréalisme et de bons sentiments.

Il est signé par un habitué de la comédie romantique insupportable, soit Garry Marshall déjà auteur de l’improbable love story entre une prostituée et un riche PDG (Pretty woman) et de l’ultra commercial Valentine’s Day.

De quoi ça parle ?

De la Nuit de la Saint-Sylvestre d’une poignée de new-yorkais privilégiés.

C’est avec qui ?

Un casting de dingues : Robert De Niro, Ashton Kutcher, Zac Efron, Katherine Heigl, Jessica Biel, Sarah Jessica Parker, Hilary Swank, Michelle Pfeiffer, Abigail Breslin, Josh Duhamel, Halle Berry, Alyssa Milano, Jon Bon Jovi, John Stamos, etc.

USA, 2H, VOIR LA BANDE ANNONCE.

13 ans après Microcosmos, le duo aveyronnais Claude Nuridsany et Marie Pérennou déclare à nouveau sa flamme à la nature dans La Clé des Champs, présenté à la 68ème Mostra de Venise.

Ils collaborent pour la troisième fois avec le compositeur Bruno Coulais.

De quoi ça parle ?

Des aventures de deux enfants solitaires, au cœur d’un lieu sauvage, qui recèle mille secrets.

C’est avec qui ?

Simon Delagnes, Lindsey Henocque, Jean-Claude Ayrinhac. Et la voix de Denis Podalydès.

France, 1H20, VOIR LA BANDE ANNONCE.

Souvent la fin d’année est aussi l’occasion d’exploiter les fonds de tiroirs.

Ainsi L’Irlandais de John Michael McDonagh nous narrera-t-il l’histoire vue et revue d’un flic irlandais amateur de Guiness, quant aux Boloss, sorte d’American Pie britannique, ils rivaliseront de vulgarité sous le soleil de Crète.

Irlande / 1H36 / VOIR LA BANDE ANNONCE
Angleterre/ 1H37 / VOIR LA BANDE ANNONCE.

[ 50 ALBUMS pour 2011 ] de 21 à 30

21)THE WOMBATS - This Modern Glitch
(Titre: Anti D)



22) ADELE - 21
(Titre: Someone like you)



23) KING CREOSOTE & JON HOPKINS - Diamond Mine
(Titre: John Taylor‘s month away)



24) WISE BLOOD - These Wings
(Titre: Darling you’re sweet)



25) SMITH WESTERN - Dye it blonde
(Titre: Smile)



26) THE SUBMARINES - Love notes, letter bombs

(Titre: Tigers)



27) IZIA - So much trouble
(Titre: Twenty times a day)



28) NEO RETROS - Listen to your leader
(Titre: The chocolate sea)



29) IMANY - The shape of a broken heart

(Titre: I've gotta go)



30) BRIGHT EYES - The People’s Key
(Titre: Shell games)

19 déc. 2011

[Critique] MISSION IMPOSSIBLE – PROTOCOLE FANTOME de Brad Bird


Quatrième épisode d’une saga pleine de classe, Mission Impossible – Protocole Fantôme souffre forcément de la comparaison avec ses pairs. Si personne n’a réussi jusqu’ici à égaler le premier volet de De Palma, Brad Bird, transfuge de Pixar, fait néanmoins du bon boulot. Un peu moins dans la surenchère musclée que Woo, mais plus déridé qu’Abrams (merci à Simon Pegg pour ses éclairs d’humour british bien sentis), sa proposition offre un bon compromis entre le blockbuster de base, et le film d’espionnage à l’ancienne. Ravivant les spectres de la guerre froide tout en modernisant un peu le propos (il y est question de nucléaire, et toujours de gadgets high-tech) et l’image (tempête de sable entre les buildings glacés de Dubaï), MI4 réserve son lot de séquences à suspense qui raviront les amateurs du genre.

Que lui reproche-t-on alors ? Un détail, de taille : le côté propret de la chose. Le tour du monde (Budapest, Mumbaï, Moscou) en carte postale. Le Tom Cruise, amas de muscles sans âme. L’action, toujours suggérée, pas frontale. Clairement: MI4 touche du doigt le spectaculaire, sans jamais l’atteindre. De la destruction du Kremlin aux explosions et autres crash de bagnoles de luxe : Bird édulcore la violence, coupe l’action avant qu’elle ne tâche l’écran, s’en tient à la surface, au lisse. Sans audace de mise en scène, sans complexité scénaristique, le tout étiré sur près de 2 heures et demie. Dans cette Mission prévisible, long fleuve tranquille et confortable, tout se déroule sans heurts et sans challenge. A bien y réfléchir, on s’y ennuierait presque !