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27 févr. 2012

[Critique] L’EVEIL (Awakenings) de Penny Marshall (1991)


L’Eveil est un film peu connu. A tort. Car il offre à voir rien de moins que la plus belle et impressionnante composition du géant De Niro, d’ailleurs nominé aux Oscars cette année-là. Peut-être même trouve-t-il, dans la peau de ce Leonard Lowe, patient d’un hôpital du Bronx, LE rôle de sa vie. Plongé dans un état catatonique depuis plus de 30 ans, il est réveillé par le docteur Malcom Sayer (Robin Williams, que l’on a toujours préféré dans un registre dramatique). Ainsi ramené à la vie, comme une dizaine d’autres malades, il va (re)découvrir le monde qui l’entoure, la vie, les gens, les sentiments. Signé par Penny Marshall, réalisatrice adepte du mélo bien senti (de Big en 88 aux Ecarts de conduite de 2002), L’Eveil est un film intense, bouleversant, captivant. Basé sur des faits réels, il trouve la bonne distance pour évoquer le plus difficile : la maladie, le désarroi des familles face au mutisme de leurs proches, une médecine impuissante et le plus souvent passive (les patients, frappés par des encéphalites, étaient tous abandonnés tels quels, complètement léthargiques).

Passionnant lorsqu’il s’aventure (bien que simplement) sur le terrain neuropsychiatrique et rappelle les richesses et méandres inconnus du cerveau humain ; irréprochable dans son approche du sujet : L’Eveil est une œuvre percutante, bien attachée à garder intacte justesse de ton et dignité des protagonistes. C’est pour cela qu’il n’est jamais question pour la réalisatrice d’en faire des tonnes : elle ne verse ni dans le pathos ni dans le glauque. De cette façon, et sans édulcorer une parenthèse qui demeure profondément remuante, Penny Marshall n’accable pas le spectateur. Et, pourtant rattrapé par une réalité triste et complexe, L’Eveil s’accroche, d’un bout à l’autre et coûte que coûte, à cet optimisme sincère, louable et inébranlable. Un vrai beau film.




Dispo en DVD.

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